Guy Altier est né en 1968 à Fay de Bretagne en Loire Atlantique.
On doit passer sous silence une adolescence sans compromis.
Après de brèves études d’angliciste il a décidé d’écrire « pour ». (Il voulait écrire « sur », mais les carnets vierges qui s’amoncelaient sur son bureau l’ont, un temps, découragé.)
Il a confectionné beaucoup de plateaux repas à l’aéroport de Satolas, particulièrement pour le compte de la compagnie Air France, en espérant une gloire qui n’est jamais venue.
Il a aussi assuré beaucoup de permanence en temps d’accueil périscolaire, en maternelle et primaire, ce qui lui a permis non seulement de prendre du recul sur son éventuel avenir d’écrivain, mais aussi de rester très « premier degré », très affectif (on dit de lui « quel être pathétique »). Malgré sa naïveté congénitale et sa haine natale, Guy Altier aime, vit, et son cœur bat. Et c’est bien là l’essentiel.

Le goût du drame


Texte de Guy Altier sur une création sonore et composition musicale de Romehoff Manjé.
 
Fiche d’écoute 
La pièce peut être écoutée dans un grand bureau ou un salon disposant d’une table, pour 10 personnes maximum.
Peu de lumière. Volets tirés ? Une seule source lumineuse, électrique.
Entre chien et loup.
Sur la table ou le bureau, un ordinateur, allumé ; un document vierge est ouvert. Un presse papier en verre, ou en tout cas massif – qui pourrait sacrément endommager la tempe de quelqu’un.
Un cadre photo qui contient le portrait d’un homme d’une cinquantaine d’années.
Une petite soucoupe, ou assiette sur laquelle sont disposées des références à d’éventuelles autres pièces sonores d’autres auteurs et autrices.
Clefs de voiture.
Au mur, sous verre, un paysage marin, bleu et blanc, ou bleu et jaune.
Au sol, peut-être, une paire d’escarpins.
Ailleurs dans la pièce, pourquoi pas, des feuilles extraites d’un bilan de compétences, des feuilles. Des écrits.
On ne devrait pas savoir quelle heure il est, ni si le meurtre a déjà eu lieu ou va se produire.