La Bande Infinie
 
Des auteurs et autrices de théâtre se sont réunis, échangent, à l’occasion, tentent de faire nombre ; ils cherchent à faire entendre leurs voix, fort différentes et singulières, par-delà les contraintes budgético-financières et la pixellisation des données.
 
On appelle leur bande : la Bande Infinie.
 
Bande Infinie est constituée de 8 personnes. [« Le chiffre huit convenait parfaitement, puisqu’il peut à la fois représenter une bande magnétique et le signe de l’infini », dit fièrement Jean-Pierre Michel]
 
Depuis 2016, la bande échange sur le théâtre, la langue et les nouvelles formes dramaturgiques [« et les bonnes mœurs », précise Love Sexy un verre de Pastis à la main]. 
Elle propose à un public une expérience singulière dite « audiomatographique ».
La pièce audiomatographique est un objet théâtral qui se livre sous la forme d’une « écoute collective » et dont l’auteur assure la conception depuis l’écriture jusqu’au montage de cette dernière. [ « Et dire que vous ne verrez jamais mon visage », se morfond dans un clin d’œil James D. Anderson)
Pour ce faire, elle se réfère à un dogme [« mais tout dogme n’est-il pas fait pour être contredit ? », Sussure avec délices, Guy Altier] 
Chaque pièce doit être conçue en intégrant une scénographie particulière [la scénographie de Particule rêve Roland Roland].
La pièce doit durer en 20 et 40 minutes. [« Et c’est déjà beaucoup 20 minutes », sue à grosse gouttes Ḉédille tonretaP]
Deux d’entre elles ont déjà été présentées au Festival Textes en Court à Montpellier, en mai 2017 : Après l’amour et Incipit avant l’Amour, de Jean-Pierre Michel et Loxe Sexy.
 
Dans cette quête de renouveler les formes de la fiction, tout en gardant les évidents bienfaits de l’écoute collective, la Bande Infinie cherche à créer des sens : la vue, le toucher et bien sur l’ouïe [« et le goût, ça c’est important le goût », chuchote fermement Hiroko Nomura]
A l’heure où le marketing individuel devient la norme globale,  la Bande Infinie se déplace de gré en gré sous pseudonymes ; pour laisser plus grand ouvert encore l’espace de l’acte poétique, questionner le système de coteries et le dictat des « Noms».